Seydina Limamou Lahi (PSL) : « Si jamais le bateau dépasse Gorée, alors, sachez que je ne suis pas le Mahdi »

25 février 2016 à 11h12 - 5570 vues

Célébration du Pèlerinage de Gorée

«Si jamais le bateau dépasse Gorée, alors, sachez que je ne suis pas le Mahdi»

Voilà des propos que le Messager d’Allah, Seydina Limamou Lahi (PSL), a prononcé devant ses fidèles désemparés au moment où les colons l’embarquaient avec son compagnon vers la déportation.

Ils vécurent ainsi à Gorée avant d’obtenir un non-lieu lors d’un procès historique le blanchissant des fausses accusations portées contre lui par les colons notamment.

Le séjour de trois mois que Seydina Limamou Lahi (PSL) a effectué à Gorée n’est pas du tout le fruit du hasard. Pour la simple et bonne raison que l’Imam al Mahdi l’avait prédit dès le lancement de l’Appel aux hommes et aux djinns. Et ce, sans pour autant que le message, comme tant d’autres, ne soit décrypté.

En effet, c’est à partir de l’année 1301 de l’hégire que le Saint maître répétait sans cesse ces mots devenus célèbres : «trois ans, trois jours, trois mois». Ils ne seront, donc, compris que plus tard. Celui qui a déclaré être le Prophète «Mouhammed (PSL) revenu pour une seconde mission en tant que Mahdi», voulait dire par là que trois ans après le lancement de l’Appel, des persécutions entraîneraient un exil de trois jours à Nguédiaga, dans le Malika, mais aussi ce séjour à Gorée qui a duré trois mois.

Tout commence le 14 Septembre 1887, quand Seydina Limamou Lahi (PSL) est arrêté à Malika à la suite d’une intense recherche après qu’il a reçu l’ordre divin de partir de Yoff en exil. Acheminé à Dakar, il est embarqué avec son compagnon Abdoulaye Diallo non sans dire aux sahabas désemparés face à un tel spectacle que «si jamais le bateau qui le transporte dépasse Gorée, alors qu’ils sachent qu’il n’est point le Mahdi attendu».

Ce n’est donc pas du tout un hasard si, à cause d’une tempête orageuse qui a entraîné des dégâts sur le bateau, celui-ci accosta sur les rives de l'île. Des faits insolites qui ont eu lieu à Gorée vont amener les colons à sortir Seydina Limamou de «prison». Il lui sera aménagé une chambre plus spacieuse et beaucoup plus confortable où fut installé un lit avec beaucoup de sable de mer sur le sol en même temps que tout accessoire dont il pourrait avoir besoin (natte de prière, bouilloire, etc. ...)

Au bout de trois jours, il refusa d’être libéré sans Tafsir Abdoulaye Diallo. Durant ces trois mois d'exil, Seydina Limamou Lahi (PSL) réussit à se faire beaucoup de sympathisants et de nouveaux adeptes parmi la population autochtone dont la Sainte Michèle Sène, la grand-mère du conservateur de la maison des Esclaves, feu Boubacar Ndiaye, plus connu sous le nom de Joseph Ndiaye. Ce dernier en parlait d'ailleurs avec beaucoup de fierté : «Je suis layène de par ma grand-mère».

C’est au terme d’un procès qu’un non-lieu a été prononcé au profit du Messager d’Allah et de son fidèle compagnon, Tafsir Abdoulaye Diallo.

Sélou Laye BA

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