MAME LIBASSE LAHI : Comment les sens peuvent servir à la confirmation de la mission de Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl)

10 septembre 2021 à 12h43 - 839 vues

                                                                               بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ

Comment les sens peuvent servir à la confirmation de la mission de Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl)

L’ouïe, la vue et le bon sens sont essentiellement les trois éléments qui permettent de reconnaître un vrai prophète de Dieu, et de le distinguer des faux. C’est ce qui se manifeste à travers les regrets éprouvés par les incrédules lorsqu’ils disent :

« Si nous avions écouté ou réfléchi, nous ne serions pas parmi les gens de la Fournaise. Ils ont reconnu leur péché. Que les gens de la Fournaise soient anéantis à jamais. »

وَقَالُوا لَوْ كُنَّا نَسْمَعُ أَوْ نَعْقِلُ مَا كُنَّا فِي أَصْحَابِ السَّعِيرِ (10) فَاعْتَرَفُوا بِذَنبِهِمْ فَسُحْقًا لِّأَصْحَابِ السَّعِيرِ[1]

C’est également ce qui ressort du verset qui suit dans lequel Dieu reproche au peuple de Noé (psl) de n’avoir pas voulu voir ce qui était visible à l’œil nu :

وَأَغْرَقْنَا الَّذِينَ كَذَّبُوا بِآيَاتِنَا إِنَّهُمْ كَانُوا قَوْمًا عَمِينَ[2]

Nous noyâmes ceux qui traitaient de mensonges Nos miracles. Ils étaient vraiment  des gens aveugles.

Dès lors, nous pouvons affirmer qu’avoir recours à des textes pour vérifier la véracité de la mission de Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl), qui s’est déclaré être un envoyé de Dieu, en la personne de l’Imam al-Mahdi, constitue une démarche absurde. En réponse à ceux qui lui disaient que la prophétie était clôturée, il affirmait être celui qui l’avait clôturée, en l’occurrence Muhammad (psl), et qu’il était revenu pour accomplir une seconde mission en tant que Mahdi (psl).

C’est la raison pour laquelle, nous estimons que plutôt que de rechercher les preuves de la véracité de sa mission dans des livres, il aurait juste fallu tendre les oreilles pour écouter et ouvrir les yeux pour constater qu’il en a rapporté des preuves, comme ont eu à le faire tous les prophètes (pse). En effet, le fait que la tombe de Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl) se trouve face à l’Océan Atlantique depuis plus de 112 ans, après qu’il l’a fait reculer et a garanti qu’il ne franchirait plus jamais la limite qu’il lui avait fixée constitue une réalité probante et visible que tout le monde peut constater.

Dès lors, reconnaître l’existence de son mausolée face à l’océan, devrait conduire à se rendre à l’évidence, et admettre que ce qu’il a dit correspond à la Réalité, sinon Dieu n’aurait pas fait apparaître ce mu’jiza qui vient modifier les lois de la nature pour lui donner raison. En effet, un mu’jiza est un phénomène extraordinaire qui modifie les lois de la nature et qui est perceptible par l’homme au moyen de ses sens (dont le plus important est la vue). Son but principal est de permettre de reconnaître l’intervention du Seigneur pour confirmer Son serviteur (psl). Ainsi, tous les mu’jizas sont d’une même nature et ont la même fonction : ils sont des REALITES extraordinaires qui confirment la véracité de la mission d’un prophète.

Cependant, il serait imprudent de ne pas dissocier les miracles des prophètes, de ceux des saints qui n’ont jamais déclaré être des envoyés de Dieu. En effet, les miracles réalisés par les premiers sont dénommés mu’jiza, et ceux accomplis par les seconds sont dénommés karâma (honneur). Ces derniers n’apparaissent pas chez tous les saints, mais uniquement chez certains d’entre eux, contrairement aux messagers d’Allah chez qui ils doivent inéluctablement apparaître.

Ceci étant dit, nous pouvons affirmer que si nous nous en tenons aux faits, il est plus facile de reconnaître un prophète qu’un saint. En effet, si le premier a l’obligation d’accomplir des miracles qui doivent lui servir de preuves, le second n’a par contre aucune obligation d’accomplir des miracles pour attester sa sainteté, ou divulguer les faveurs que Dieu lui a accordées[3].  

Il existe aussi d’autres faits qui ressemblent à des miracles mais qui ne sont en réalité que de l’illusion ou de la prestidigitation. Leur but est d’émerveiller par de la tromperie. Ils ne sont que des faux-semblants et des mensonges comme le Coran le précise[4]. Ils ne modifient aucunement les lois de la nature. Ils sont d’une même nature et ont la même fonction. Ils constituent des FAUX extraordinaires qui servent à éblouir. Ils sont l’œuvre de magiciens.

En revanche, nier la réalité de l’existence de son mausolée face à cet océan depuis plus de 112 ans, vérifiable et visible à l’œil nu, serait de la mauvaise foi, un aveuglement, voire un acte de nihilisme. Un tel comportement révèlerait que la question du rejet ou de l’acceptation de la mission de Seydina Limamou Lahi (psl) ne serait plus d’ordre religieux, mais plutôt psychologique et psychanalytique. En science et en psychologie, le comportement qui vise à nier une réalité est dénommé le déni, ou le dénialisme. D’aucuns le dénomment comme l’art d’esquiver pour survivre.

En effet, en psychanalyse, le déni constitue un mécanisme de défense, par lequel le sujet refuse de reconnaître la réalité d'une perception ressentie comme menaçante et/ou traumatisante. Dr Catherine Solano, soutient que :

« Quand on ne veut pas voir la réalité, une partie de notre cerveau réussit à l'occulter. Et ce stratagème ne se fait pas consciemment, c'est une sorte de réflexe de sauvegarde devant une angoisse apparemment insoutenable. Pour ces raisons, le phénomène de déni de la réalité est considéré comme un mécanisme de défense contre une angoisse (…). Dans les cas extrêmes, ce déni de la réalité peut aller jusqu'à la psychose, c'est-à-dire la maladie mentale[5]. »

Il ne faut pas confondre le déni avec l’anosognosie. En effet, ce dernier est la méconnaissance à postériori d’une réalité, d’une situation, d’une perception en raison d’un dysfonctionnement cognitif qui entrainera un refus  quasi automatique lié à un déficit de mémorisation. C’est ce qui se passe naturellement pour la plupart du temps lorsqu’un prophète se déclare à cause de la surprise qu’il provoque.

Alors que le premier est la connaissance à priori d’une réalité, d’une situation, d’une perception perçue comme traumatisante que l’on refuse d’accepter et pour laquelle on posera des remparts psychologiques pour s’en protéger[6]. C’est ce qui se passe lorsqu’un prophète, après avoir apporté des preuves, continue toujours de faire face au même rejet qu’auparavant. Donc nous sommes dans ces cas de figure face à des cas pathologiques.

Il convient de souligner que le déni ne constitue pas une chose qui s’impose à l’individu, c’est plutôt un choix qu’il fait et qu’il s’impose lui-même au détriment de son bon sens. Ainsi le Coran dit :

               [7]قُلِ الْحَقُّ مِن رَّبِّكُمْ فَمَن شَاءَ فَلْيُؤْمِن وَمَن شَاءَ فَلْيَكْفُرْ    

Dis: « La Réalité émane de votre Seigneur. Quiconque veut croire, qu'il croie, et quiconque veut mécroire, qu'il mécroie. »

لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَد تَّبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ[8]

« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin (le réfléchi) s'est distingué du mauvais chemin (l’irréfléchi, l’égarement).

D'après André Bourguignon, la notion de déni inclut la scotomisation, « processus faisant que le névrosé nie l'existence des faits qui ont été vécus mais qui lui sont intolérables[9]. » C’est ce qui se passe par exemple lorsqu’au jour du jugement dernier des peuples nieront avoir reçu un prophète[10], par crainte des représailles de leur Seigneur. 

Face à un tel traumatisme, il faut se poser la question de savoir, quelle est l’angoisse et la peur qui empêchent de voir la réalité de l’édification de son mausolée face à cet océan ? Quelle est l’angoisse et la peur qui tiennent les fabulateurs par la gorge, les étranglent, les paralysent et les condamnent à nier une chose aussi persistante et dont ils sont témoins ? Qu’est-ce qui fait que malgré la puissance de l’ouïe, de la vue et du bon sens, il puisse leur être impossible d’accepter la réalité d’un fait émanant de Dieu ?

La réponse semble nous être donnée par le Coran qui pointe du doigt encore et toujours le même mal, à savoir l’orgueil, comme en témoignent les versets suivants :

أَفَلَمْ يَسِيرُوا فِي الْأَرْضِ فَتَكُونَ لَهُمْ قُلُوبٌ يَعْقِلُونَ بِهَا أَوْ آذَانٌ يَسْمَعُونَ بِهَا فَإِنَّهَا لَا تَعْمَى الْأَبْصَارُ وَلَٰكِن تَعْمَى الْقُلُوبُ الَّتِي فِي الصُّدُورِ[11]

N’ont-ils pas voyagé sur la terre afin d'avoir une intelligence qui leur permettent de comprendre, et des oreilles qui leur permettent d’entendre ? Car ce ne sont pas les yeux qui s'aveuglent, mais, ce sont les cœurs qui sont dans les poitrines qui s'aveuglent.

أَفَكُلَّمَا جَاءَكُمْ رَسُولٌ بِمَا لَا تَهْوَىٰ أَنْفُسُكُمُ اسْتَكْبَرْتُمْ فَفَرِيقًۭا كَذَّبْتُمْ وَفَرِيقًۭا تَقْتُلُونَ[12]

Est-ce qu'à chaque fois, qu'un Messager vous apporte des vérités contraires à vos souhaits vous vous enflez d'orgueil ? Vous traitez les uns d'imposteurs et vous tuez les autres.

فَأَمَّا عَادٌ فَاسْتَكْبَرُوا فِي الْأَرْضِ بِغَيْرِ الْحَقِّ وَقَالُوا مَنْ أَشَدُّ مِنَّا قُوَّةً أَوَلَمْ يَرَوْا أَنَّ اللَّهَ الَّذِي خَلَقَهُمْ هُوَ أَشَدُّ مِنْهُمْ قُوَّةً وَكَانُوا بِآيَاتِنَا يَجْحَدُونَ[13]

Quant au peuple de 'Ad, ils s'enflèrent d'orgueil sur terre injustement et dirent: « Qui est plus fort que nous ? » N'ont-ils pas vu qu'en vérité Allah qui les a créés est plus fort qu'eux ? Et ils reniaient Nos miracles.

            Nous sommes conscients des déceptions et des surprises liées à cet avènement du Mahdi (psl). Seydina Limamaou Lahi al-Mahdi (psl) lui-même disait :

« Ils ne me détestent pas, ils ignorent plutôt qui je suis. Je suis comme un invité dont on guettait l’arrivée par la porte principale de la maison et qui est finalement passé par celle située à l’arrière (porte dérobée). Oh Limamou, comme tu as surpris les habitants de cette région ! »

Nous sommes également conscients des intérêts des uns et des autres qui sont en jeu. Toutefois, rappelons-nous que rien ne peut justifier de nier la réalité des miracles de Dieu. Le bon sens voudrait qu’une fois arrivé au terme de ses expériences, le scientifique qui découvre une réalité contraire à ses hypothèses, prenne de nouveaux chemins qui le guident vers celle-ci. Elle doit dès lors lui servir de repère pour parvenir à distinguer le bon chemin du mauvais. L’humilité et l’honnêteté intellectuelle devront l’amener à reconnaître la fausseté de ses premières hypothèses. Un scientifique ne peut pas s’engager dans la recherche en étant rempli de certitudes. Une hypothèse vraie doit être conforme à la réalité.

Par conséquent, les arguments mis souvent en avant pour rejeter la mission de Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl) sont les mêmes que ceux qui ont toujours été tenus à l’endroit des prophètes. Aucun d’eux ne pouvait être valable dès lors qu’il y avait eu l’émergence de preuves.

Grosso-modo, la réponse des incrédules consistait à dire que ce n’était pas vrai car ils ne s’y attendaient pas, ou que les preuves apportées relevaient de la magie, ou qu’elles étaient différentes de celles qui avaient été accomplies par les premiers prophètes... Le Coran rapporte :

وَكَذَٰلِكَ مَا أَرْسَلْنَا مِن قَبْلِكَ فِي قَرْيَةٍ مِّن نَّذِيرٍ إِلَّا قَالَ مُتْرَفُوهَا إِنَّا وَجَدْنَا آبَاءَنَا عَلَىٰ أُمَّةٍ وَإِنَّا عَلَىٰ آثَارِهِم مُّقْتَدُونَ[14]

Et ainsi Nous n'avons jamais envoyé avant toi un avertisseur (prophète) dans une cité, sans que ses gens aisés n'aient dit: « Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces. »

Il affirme encore :

وَإِذَا قِيلَ لَهُمُ اتَّبِعُوا مَا أَنزَلَ اللَّهُ قَالُوا بَلْ نَتَّبِعُ مَا أَلْفَيْنَا عَلَيْهِ آبَاءَنَا ۗ أَوَلَوْ كَانَ آبَاؤُهُمْ لَا يَعْقِلُونَ شَيْئًا وَلَا يَهْتَدُونَ[15]

Et quand on leur dit: « Suivez ce qu'Allah a fait descendre », ils disent: « Non, nous suivrons plutôt  ce que nous ont laissé nos ancêtres. »

Il affirme encore :

فَلَمَّا جَاءَهُم مُّوسَىٰ بِآيَاتِنَا بَيِّنَاتٍ قَالُوا مَا هَٰذَا إِلَّا سِحْرٌ مُّفْتَرًى وَمَا سَمِعْنَا بِهَٰذَا فِي آبَائِنَا الْأَوَّلِينَ[16]

Puis, quand Musa (Moïse) vint à eux avec Nos prodiges évidents, ils dirent: « Ce n'est là que magie inventée. Jamais nous n'avons entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres. »

Ou encore :

وَإِذَا جَاءَتْهُمْ آيَةٌ قَالُوا لَن نُّؤْمِنَ حَتَّىٰ نُؤْتَىٰ مِثْلَ مَا أُوتِيَ رُسُلُ اللَّهِ ۘ اللَّهُ أَعْلَمُ حَيْثُ يَجْعَلُ رِسَالَتَهُ[17]

Et lorsqu'un miracle leur vient, ils disent: « Jamais nous ne croirons tant que nous n'aurons pas reçu les mêmes choses que ce qui ont été donnés aux messagers d'Allah. » Allah sait mieux où placer Son Message.

Il déclare encore :

فَلَمَّا جَاءَهُمُ الْحَقُّ مِنْ عِندِنَا قَالُوا لَوْلَا أُوتِيَ مِثْلَ مَا أُوتِيَ مُوسَىٰ[18]

Mais quand la Réalité leur est venue de Notre part, ils ont dit: « Si seulement il avait reçu la même chose que Musa (Moïse)

Ou encore :

قَالَ الَّذِينَ كَفَرُوا لِلْحَقِّ لَمَّا جَاءَهُمْ هَٰذَا سِحْرٌ مُّبِينٌ[19]

Ceux qui ont mécru disent à propos de la Réalité, une fois venue à eux: « C'est de la magie manifeste. »

En plus, nous avons :

وَإِذَا رَأَوْا آيَةً يَسْتَسْخِرُونَ[20]

Et quand ils voient un miracle, ils en rigolent

En définitive, tous ces versets soulignent qu’il ne peut plus y avoir d’argument valable dès lors que Dieu a fait prévaloir Son propre argument à travers les preuves. Cela est résumé ci-dessous lorsque, s’adressant aux musulmans, Dieu dit :

وَلَا تَكُونُوا كَالَّذِينَ تَفَرَّقُوا وَاخْتَلَفُوا مِنْ بَعْدِ مَا جَاءَهُمُ الْبَيِّنَاتُ[21]

Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à se quereller, après que les preuves leur aient été apportées

Nous retrouvons parmi les arguments des juifs de Médine à l’encontre du prophète (psl) :

ما جاءنا بشيء نعرفه، وما هو بالذي كنا نذكر لكم.[22]

« Il n’a rien apporté de ce que nous savons. Ce n’est pas celui dont nous vous parlions. »

Dès lors il ressort de cette analyse, ces leçons que tout un chacun doit assimiler :

  • Toujours avoir de la vigilance et de la retenue, ne jamais oublier que Dieu fait ce qu’Il veut et n’a de compte à rendre à personne ; que les serviteurs n’ont que le droit de se soumettre quelle que soit Sa décision.
  • Ne jamais considérer nos soupçons comme des réalités absolues en l’absence de preuves, ni considérer les indices dont nous disposons comme des preuves.

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تُقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَيِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ ۖ وَاتَّقُوا اللَّهَ ۚ إِنَّ اللَّهَ سَمِيعٌ عَلِيم[23]

Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son messager. Et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient.

فَلَا يَأْمَنُ مَكْرَ اللَّهِ إِلَّا الْقَوْمُ الْخَاسِرُونَ[24]

Seuls les gens perdus se sentent à l'abri du stratagème d'Allah.

Tout ceci est englobé dans le sens de la parole de l’unicité qui fait table rase de tout, hormis le Seigneur qui est le Décideur :

لا إله إلا الله

محمد رسول الله

صلى الله علي و سلم.

L’écoute et l’observation permettent de constater les preuves des prophètes. La sincérité est quant à elle ce qui permet de les admettre. Allah affirme :

مَثَلُ الْفَرِيقَيْنِ كَالْأَعْمَىٰ وَالْأَصَمِّ وَالْبَصِيرِ وَالسَّمِيعِ هَلْ يَسْتَوِيَانِ مَثَلًا[25] 

« Les deux (mécréant et croyant) sont comme celui qui ne voit pas et n’entend pas, et celui qui voit et entend. Sont-ils comparables ? »

وَلَقَدْ ذَرَأْنَا لِجَهَنَّمَ كَثِيرًا مِّنَ الْجِنِّ وَالْإِنسِ لَهُمْ قُلُوبٌ لَّا يَفْقَهُونَ بِهَا وَلَهُمْ أَعْيُنٌ لَّا يُبْصِرُونَ بِهَا وَلَهُمْ آذَانٌ لَّا يَسْمَعُونَ بِهَا أُولَٰئِكَ كَالْأَنْعَامِ بَلْ هُمْ أَضَلُّ أُولَٰئِكَ هُمُ الْغَافِلُونَ[26].

« Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'enfer. Ils ont des cerveaux, mais ne comprennent pas, ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n'entendent pas. »

Aux peuple de ‘Âd qui a rejeté les miracles du prophète Hûd Dieu déclara :

وَجَعَلْنَا لَهُمْ سَمْعًا وَأَبْصَارًا وَأَفْئِدَةً فَمَا أَغْنَىٰ عَنْهُمْ سَمْعُهُمْ وَلَا أَبْصَارُهُمْ وَلَا أَفْئِدَتُهُم مِّن شَيْءٍ إِذْ كَانُوا يَجْحَدُونَ بِآيَاتِ اللَّهِ.[27]

« Nous leur avions donné une ouïe, des yeux et des cerveaux, malgré tout ni leur ouïe, ni leurs yeux, ni leurs cerveaux ne leur ont été utiles, car ils niaient les miracles d'Allah[28]. »

En plus de la preuve évoquée plus haut, nous aurions pu aborder d’autres miracles de Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl). En effet, son disciple et contemporain Cheikh Makhtar Lô déclare dans la biographie qu’il lui a consacrée que ses miracles sont aussi innombrables que les vagues de l’océan. Nous pouvons citer ceux qu'il ressuscitait comme le grand Imam et cadi de Dakar Thierno Mbaye Sylla, ceux à qui il donnait la mort avant de les ramener à la vie comme le grand érudit Tafsir Ndické Wade de Gandiole, ou encore ceux qu'il rendait inanimées pendant de longues heures comme Ali Yakha.

Nous pouvons aussi évoquer le cas de ceux à qui il faisait parcourir des centaines de kilomètres en une fraction de seconde comme Ndiagne Saada, ou même ceux dont il interprétait les rêves qu’ils passaient sous silence comme le Damel Samba Laobé Fall. Il y a également les érudits qu’il transformait en ignorants, et les illettrés qu'il transformait en érudits, sans compter ceux qu'il guérissait par un simple toucher, ainsi que les pierres qui prenaient la forme de ses pieds comme celle de Ngor, les arbres qui s'inclinaient devant lui comme à Nguédiaga et j’en passe. Cependant, nous sommes persuadé que cela ne servirait pas à grand-chose pour l’individu qui a déjà rejeté le miracle le plus manifeste, le plus perceptible et le plus persistant de tous qu’est celui de l’océan.

« Certes ceux qui ont mécru, cela leur est égal, que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas : ils ne croiront jamais.

Allah a scellé leurs cœurs et leurs oreilles. Et un voile épais leur couvre la vue (…)[29]. »

Mame Libasse THIAW LAYE

Auteur de L’océan de Lumières Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (psl), aux éditions La Comète,

Et fils du porte-parole de la communauté layène Seydina Muhammadou Lamine Lahi

ibn Seydina Ababacar Lahi ibn Seydina Limamou Lahi al-Mahdi (pse).

[1] Coran, sourate 67, verset 10-11.

[2] Coran, sourate 7, verset 64.

[3] Al-Fahdâwî ‘Abd al-Jalîl Ibrâhîm Hamâdî, Khawâriq al-‘Âdât ‘inda al-muslimîn, Bayrût, Dâr al-kutb al-‘ilmiyya, 1971, p. 224.-225.

[4] Coran, Sourate 7, verset 116-117.

[5] https://www.e-sante.be/deni-realite/actualite/456, Le déni de réalité, Publié par Dr Catherine Solano, adapté par G. Leroy, journaliste santé le 17/01/2000, le 16/05/2021.

[6] http://www.traumacranien.info/DICTIONNAIRE/LISTE/anosognosie-deni.html, L'anosognosie et le déni, 16/05/2021.

[7] Coran, sourate 18, verset 29.

[8] Coran, sourate 2, verset 256.

[9] https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ni, Déni, le 16/05/2021.

Bourguignon A & Manus A (1980) Hallucination négative, déni de la réalité et scotomisation. In Annales Médico-Psychologiques| février| Elsevier Science

[10] Ibn Kathîr Abû al-Fadâ Ismâ’îl bun ‘Umar, Jâmi’ al-masânîd wa al-sunan al-hâdî li aqwam sunan, Bayrût, Dâr al-kutub al-‘ilmiyya, Tome 32, p. 9231.

[11] Coran, sourate 22, verset 46.

[12] Coran sourate 2, verset 87.

[13] Corans, sourate 41, verset, 15.

[14] Coran, sourate 43, verset 25.

[15] Coran, sourate 2, verset 170-171.

[16] Coran, sourate 28, verset 36.

[17] Coran, sourate 6, verset 124.

[18] Coran, sourate 28, verset 48.

[19] Coran, sourate 46, verset 7.

[20] Coran, sourate 37, verset 14-15.

[21] Coran, sourate 3, verset 105.

[22] Al-Murasfî Sa’d Muhammad Muhammad, Mawqif al-yuhûd min al-risâla wa al-rasûl, Kuwait, al-Manâr al-islâmiyya, 1ère édition, 1992, p. 83.

[23] Coran, sourate 49, verset 1.

[24] Coran, sourate 7, verset 99.

[25] Coran, sourate 11, verset 24.

[26] Coran, sourate 7, verset 179.

[27] Coran, sourate 46, verset 26.

[28] Coran, sourate 46, verset 26.

[29] Coran, sourate 2, verset 6-7.

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