EL HADJI LIBASSE SALL : BIBLIOTHÈQUE DE LA COMMUNAUTÉ AHLU LAHI S'EN EST ALLÉ

10 juin 2020 à 23h36 - 1283 vues

La Communauté Layène endeuillée

La communauté Ahloulahi vient de perdre un de ses piliers en la personne du célèbre et brillant prédicateur El Hadji Libasse Sall, une personne qui a consacré toute sa vie à servir le Seigneur et à sauvegarder le legs et la mémoire du saint-maitre Seydina Limamou Lahi et de ses fils (asws).

Quand il relatait l'histoire du saint-maitre (asws), on pouvait sentir l'intensité de sa foi indéfectible et sa confiance en lui (asws). Il fut un grand chanteur religieux et avait une relation particulière avec tous les fils et filles de Seydina Limamou (asws), de Seydina Issa Rohoulahi (as) à la cadette Sokhna Oumy Baye Lahi en passant par Seydina Mandione et Seydina Babacar qui l'aimaient tous comme un fils. Il fut le bras droit attitré du 3e Khalif Baye Seydi Thiaw Lahi Sangoup Jamono qu'il a assisté en portant sa voix pendant toute la durée de son califat et même avant. Qui ne se rappelle encore de sa célèbre phrase introductive quand il rapportait les propos du 3e Khalif : "Sounou Sanga Seydina Isséé..."?

IMG-20200609-WA0148.jpg (9 KB)

Il fut un des plus grands spécialistes de l'histoire du saint-maitre et du commentaire de tous les livres écrits par les Chouyoukh de la Communauté Ahloulahi. Il était aussi parmi les gardiens de l'héritage qui ne permettait jamais à quiconque de modifier ne serait-ce qu'une once de l'histoire ou de la sunna du saint-maitre (asws). En pareil cas il n'hésitait jamais à aller rencontrer le fautif et lui donner la bonne version. C'est pourquoi Baye Seydi Thiaw Lahi ordonnait à ses jeunes frères, fils et neveux ayant fréquenté les universités arabes de se rapprocher du Cheikh Libasse Sall pour qu'il leur "enseignât" Seydina Limamou Lahi (asws) et les livres de la communauté.

Il fut celui qui, à travers ses nombreux "tours" hebdomadaires (causeries accompagnées de chants religieux), osa transmettre le message de Seydina Limamou Lahi en pleine ville de Dakar (Médina, Gueule-Tapée, Centenaire, Gibraltar, Gouye Maryama, Plateau, etc.) à une époque où les dignitaires lébous les plus hostiles à la doctrine layène étaient encore de ce monde. Aujourd'hui il a balisé le terrain de la capitale et la doctrine du saint-maitre s'est propagée partout grâce à son investissement. En bon disciple Ahloulahi, malgré son âge avancé, malgré son état de santé précaire, il réclamait toujours son chapelet pour s'acquitter de l'obligation purement layène du "tassab", du "wird", bref du "zikr fii kulli wahtine" tels que recommandés par sa référence, Seydina Limamou Lahi (asws).

A ses côtés nous avons appris l'histoire de notre guide, le meilleur des Hommes, Seydina Limamou Lahi (asws), de ses descendants et de ses vaillants sahabas. À travers ses causeries nous avons développé, renforcé et sécurisé notre amour, notre foi, et notre engagement auprès du saint-maitre des Ahloulahi.
C'est donc avec le cœur lourd, vide et meurtri que nous prenons le temps d'écrire ce témoignage à la mémoire de ce vieux érudit parmi les plus grands serviteurs du Mahdi.

J'imagine cette haie d'honneur formée par les merveilleuses "wildaan" toutes habillées en blanc chantant les louanges du Seigneur pour accueillir ce digne et méritant Mouhaddam et le conduire auprès de Baye Seydi Thiaw Lahi son ami et guide qui, à son tour, le conduit auprès du saint-maitre et ses fils, tous heureux de recevoir ce disciple exemplaire.
Baye Libasse "wallahou arhamahou aydane wa akramahou, fadhlane mouhalladahou fii Jannatin Nahiim".

Par Chérif Alassane Lahi Diop,
Secrétaire Général de Vision 129

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article