04 LE MAHDI POURQUOI & POUR QUOI : Approche analytique du verset 3 de la sourate 5 - LA CONCLUSION

20 décembre 2020 à 18h10 - 191 vues

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour. Mouhamadou Mahdiyou, votre serviteur vous revient dans le cadre de la série d'émissions que nous avons programmé et qui portent sur l'Imam Mahdi (psl).

Vous devez vous en souvenir. Nous avons déjà introduit en posant la problématique de l'avènement de l'Imam Mahdi (psl). Ce qui explique d'ailleurs l'intitulé général de votre émission divisée en plusieurs épisodes.

L'IMAM MAHDI POURQUOI. On aurait pu dire : l'Imam Mahdi (psl) pourquoi pas.

Voilà pourquoi, il a été question pour nous d'aborder les deux principaux versets généralement opposés à l'avènement, non pas seulement du Messager, de l'Imam Mahdi comme il s'agit, mais de tout messager.

Nous avons déjà abordé un de ces versets. C’est le verset 3 de la sourate Al-Mai'dah c'est à dire la sourate V du saint Coran.

Dans les développements antérieurs, nous avons essayé de montrer quelles étaient les limites - on peut, peut-être même, parler d'insuffisance au niveau des commentaires qui ont été déjà fait de ces versets.

Pour rappel, nous avons insisté  au niveau de la morphologie avant de nous intéresser à la sémantique.

En ce qui concerne la morphologie, nous avons vu que, en réalité, cette phrase qui est souvent présentée n'est en réalité même pas un verset.

C'est une partie, et même pas la plus grande partie, on est même tenté de dire que c'est la partie la moins importante du point de vue du volume de ces versets.

La deuxième chose à retenir c'est que cette partie ne se trouve ni au début ni à la fin du verset. Ce qui est important puisqu'il s'agit en fait des deux propositions incises à l'intérieur du verset.

Nous en sommes donc arriver à cette conclusion que, en fait, le principal ici, la principale communication, ici, tourne autour d'interdits, de la justification de ces interdits en donnant leurs motifs. Et des réserves.

C'est-à-dire des dérogations qui peuvent être apportées et dans quelles conditions ces dérogations sont possibles.

Cela signifie donc, qu'en réalité, le principal ici ce n'est pas du tout ce verset qui est généralement présenté.

Le principal se situe au niveau de l'interdiction.

De l'interdiction et de l'autorisation.

Cela à l'intérieur du verset lui-même.

Mais également même dans l'environnement immédiat du verset.

C'est à dire lorsqu'on quitte ce verset III pour aller au verset IV,  on se rend compte qu'il est encore question de permission, d'autorisation par opposition aux interdictions justement du verser III que je viens d'évoquer.

Mais quand on continue encore jusqu'au verset V, il est encore question d'autorisation.

Permettez, à votre serviteur, de revenir sur ces versets IV et V.

Le verset IV dit : C'est à dire qu'ils sont en train de t'interroger sur ce qui leur est licite, ce qui leur est permis.

Voyez donc, qu'ici encore, il est question d'aliments licites. Et ce qui suit, en fait, c'est une réponse pour indiquer ce qui est licite aux croyants et qui est licite aux musulmans.

Quand vous allez également au verset V, ça commence par "Al Yawma"...

Et c'est là également qu'il faut insister sur un aspect assez important c'est cette répétition d'"Al Yawma" qui semble vouloir attirer, focaliser, fixer l'attention sur ce terme "Al Yawma".

Et voilà pourquoi, en revenant un peu à ce qu’on a déjà vu auparavant, votre serviteur pense et dit qu'il était important de s'arrêter sur ce terme "Al Yawma".

Mais, en tout cas, l'environnement général c'est à dire à partir du verset III jusqu'au verset V, puisqu'après c'est le verset VI qui arrive et qui parle des ablutions, donc l'environnement immédiat du verset, je veux dire général du verset traite de ce qui est licite et de ce qui est interdit.

Ce que veut dire votre serviteur c'est que nulle part ici n'est évoqué le Rassoul (psl) ou tout autre message d'ailleurs, de manière générale ou de manière particulière.

Cela veut dire que, en réalité, sortir d'ici qu'il n'y aurait aucun messager après le Rassoul (psl)

C'est une sorte d'extrapolation qui a une certaine logique, une certaine cohérence puisque, dès lors que le message est achevé, dès lors que la religion atteint son parachèvement, des lors qu'Allah (swt) agrée cette religion parachevée qu'est l'islam, on peut se poser la question de savoir à quoi justement servirait un autre messager.

C'est d'ailleurs la question qu'on s'est posé vous et moi au début de notre émission.

Sauf que, peut-être, il y a des aspects qui ont échappé aux commentateurs classiques.

C'est d'abord l'aspect morphologique dont on a parlé tout à l'heure.

Puisque, en fait, si cela avait été le principal, on aurait compris que ce fût au niveau du début du verset ou bien à la fin du verset parce que l'incise est comprise de manière générale d'ailleurs dans toutes les langues du monde comme une sorte de parenthèse.

C'est à dire que l'incise, dans cette proposition, dans cette phrase, l'incise ne peut pas être considérée comme l'élément principal à moins qu'il y ait un autre, une autre donnée, excusez-moi; une autre donnée qui vienne appuyer ce passage pour en faire un élément principal ici. Sinon lorsqu'on s'arrête simplement à la forme, l'interprétation de la forme devrait indiquer à croire que ce n'est pas l'information principale.

Mais je répète encore une fois qu'il y a eu cette répétition d'"Al Yawma"....

Et au verset V, on les met en évidence.

Voilà pourquoi il est bon de remarquer que ce jour-là justement n'est pas un jour ordinaire.

C'est un jour tout à fait particulier.

Pourquoi ? Parce que c'est le jour du Hajj du Rassoul (psl)

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Ça veut dire que ce n'est pas avant le 9 Dhû-Hijja de l'an X de l'hégire.

Ce n'est pas avant mais ce n'est non plus pas après. Qu'est-ce à dire ? Cela donne un éclairage justement au fait que quelqu'un comme Attab, comme on l'a vu la dernière fois ou encore Abu Bakr As-Saddiq...

Voilà deux personnages qui ont observé le Hadji avant le Rassoul (psl).

Et la précision de "ce jour" met du relief dans le fait qu'Attab et le Rassoul (psl) aient observé...

Excusez-moi, Abou Bakr As-Saddiq (rta) aient observé... (Je devrais lire "radiyallahou anhouma" à tous les deux) donc cela explique l'insistance ici au niveau de ce jour pour dire que ce n'est pas parce qu'il y a le Hajj que la religion a été achevée.

Non ! C'est parce qu'il y a eu le Hajj, ce jour, puisque, je le rappelle, encore une fois, ce verset a été révélé lors du Hajj.

C'est ce jour-là ! C'est à dire pas lorsque Abou Bakr l'a fait, pas lorsque Attab l'a fait.

Mais quand Mouhamed (psl) a effectué ce Hajj. Quand on y réfléchit, il y a une particularité dans ce jour.

C'est que le  Rassoul (psl) a observé le Hajj puisque c'est lui-même qui dit

"Al Hajju Arafat". Or, il a observé la station d'Arafat, il a été donc à Arafat justement un jour particulier : c'est le vendredi.

Il faut rappeler la particularité de ce jour puisque le Rassoul (psl) dit que c'est le meilleur jour où le soleil se lève sur la terre.

C'est également ce jour où Adam avait été installé dans le Paradis.

Encore, c'est ce jour où Adam en a été exclu.

Donc, il est assez particulier et même dans la semaine c'est un jour assez particulier parce que c'est le jour de la semaine où la prière se fait de manière absolument collective et ensuite elle se fait à l'heure de midi et pourtant on y entend la voix de l'orant...

Voilà pourquoi, à mon sens, il fallait s'arrêter davantage sur ces mots ce n'est pas n'importe quelle année, non plus. C'est la dixième année !

Or, ce chiffre 10 à une importance particulière dans le hajj.

Nous le verrons quand nous abordons les versets 196 et 197 de la sourate 2 c'est à dire la sourate Baqara du saint Coran.

Donc, tout ici, dans ce jour, tout ici, à mon sens, est important et il aurait été intéressant au niveau des commentateurs à mon sens de s'arrêter sur ce jour dont je répète que c'est le jour où le Rassoul a été au niveau de la station d'Arafat.

Pas le jour où les autres y ont été. Pas le jour où les suivants du Rassoul, par exemple vous et moi, où nous y serons. Non, c'est quand le Rassoul est là-bas. Et ce jour, encore une fois, il est particulier. C'est un jour particulier de la semaine. Le Rassoul a observé à Arafat des prières. Or, justement, je vous disais  que la prière hebdomadaire, la prière du vendredi, c'est une prière particulière dans les prières notamment au niveau de la sonorité.

Mais encore lorsqu'on s'intéresse à l'histoire, à la sira du Rassoul (psl) on se rend compte que le Rassoul (psl) est arrivé, on va dire, un peu avant l'heure on a l'impression puisque lorsqu'il se rendait à Arafat, quand il est venu dans la localité de Namoura, maintenant, qui fait partie intégrante un tout petit peu d'Arafat, Le Rassoul s'y est arrêté. Il n'est pas entré à Arafat directement.

Il n'y a rien fait de spécial, rien de particulier sinon observer par intermittence le soleil.

Quelquefois, il levait les yeux vers le soleil avant de rabaisser les yeux. C'est au moment où le soleil a atteint le zénith que le Rassoul (psl) est entré à Arafat.

Ce n'est pas n'importe quel jour. Le comportement du Rassoul (psl) ce jour n'a pas été n'importe quel comportement parce que, une fois entré là-bas, à l'heure de la prière, le Rassoul a associé les prières de midi et de l'après-midi. Il les a associés. Mais encore plus, comme durant le pèlerinage, il les a observés sous une forme réduite.

C'est à dire qu'il a fait deux rakkas au niveau de la prière de midi et deux autres rakkas au niveau de la prière de l'après-midi.

Autre remarque particulièrement importante; c'est que le Rassoul n'a pas observé la prière du vendredi. C'était le vendredi. Les conditions de réalisation du vendredi étaient là puisqu'il y avait, nous dit-on, dans certains ouvrages, plus de 144 mille pèlerins mais le Rassoul n'a pas observé la prière du vendredi en ce sens que la lecture du Rassoul (psl) a été silencieuse et cela, même les chroniqueurs l'ont remarqué.

La lecture du Rassoul (psl) n'a pas été sonore. Elle a été silencieuse. Mais encore, plus remarquable, c'est que, à l'heure de la prière du crépuscule, le Rassoul était à Arafat. Il n'a pas observé la prière du crépuscule.

Or la prière du crépuscule et la prière du vendredi ont ce point commun que ce sont des prix sonores. Nous aborderons la question de la sonorité des prières et de leur insonorité dans des émissions ultérieures qui viendront. Mais il faut remarquer déjà ici que les prières que le Rassoul n'a pas observé au niveau d'Arafat, ce sont des prières où l'on remarque la sonorité.

Voilà pourquoi votre serviteur pense que il faut chercher ailleurs l'importance, le point de cette partie de manière générale dans le Coran, dans la sourate, elle-même, mais à l'intérieur de la sourate, dans la partie précédente pour comprendre que, en fait, à Arafat, il y avait peut-être d'autres messages, des messages insonores - parce que, peut-être, qu'il s'agit pas de réciter des passages du Coran. D'autres messages sous d'autres formes parce qu'il ne s'agit pas de messages écrits mais il me semble que dans le comportement du Messager (psl) il y a un ensemble de messages tout à fait cohérent, tout à fait important qui sont liés justement à ce passage du coran pour que ce soit à Arafat qu'' Allah (swt) fasse cette révélation.

Voilà, donc, chers amis, nous reviendrons sur ce passage pour voir en réalité quels sont les messages non évidents d'Arafat, messages extrêmement importants pour voir en quoi justement ces messages préparent plutôt le retour du Messager que le non avènement du Messager.

Voilà pourquoi également il faudra s'intéresser et c'est l'objet de notre prochaine émission, il faudra s'intéresser justement à ce deuxième passage du Coran où le Rassoul est décrit comme étant "le Khatam" pour voir s'il n'y a pas les mêmes limites, les mêmes insuffisances également au niveau de ce verset pour la meilleure compréhension du message, en réalité, envoyé par Allah (swt).

Votre serviteur vous remercie...

Transcrit par Sélou Laye BA du N°04 de LE MAHDI POURQUOI & POUR QUOI

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article